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Oishisoo!

mais c'était pas dans mon guide...


Vous avez tout lu. Rien, du sushi le plus exotique au nimono le plus traditionnel, ne vous est inconnu. Vous passez vos soirées dans des restaurants japonais où vous lisez le menu dans le texte? Omedeto!

Quand on s'interresse à la cuisine japonaise, on découvre assez rapidement, dans la myriade de livres qui lui est consacrée, toutes les spécialités, les ingrédients et les techniques qui en font la richesse. Tous ces plats, tempura, yakitori et autres sashimi, sont effectivement couramment dégustés, mais il y a une cuisine familiale, souvent très inspirée de l'Occident et beaucoup plus commune, que l'on néglige trop souvent et que je vais effleurer ici.

Oishisoo est un adjectif signifiant "ayant l'air bon". C'est une excellente façon de manifester votre appéciation au début du repas qui vous est offert.




Le karaage, essentiellement, est un poulet frit, mais d'autres ingrédients peuvent être utilisés, comme le poisson, notamment le thon, le maquereau et la sardine.

Couper en morceaux du poulet desossé en gardant la peau. Enfariner les morceaux de poulet et les faire frire. Servir chaud avec une pointe de sel.

Le tatsutaage est un proche parent dans lequel le poulet est mariné une demi-heure dans un mélange moitié-moitié de shoyu et de sake (le poulet n'a pas besoin d'être couvert par la marinade, mais le retourner occasionnellement) et la farine est remplacée par de la fécule de maïs. Il est plus croustillant.

Le tonjiru : cette soupe, petite cousine du miso shiru et du suimono, est consistante et nutritive.

Faites revenir du porc tranché, des carottes, du daikon et du gobo avec un peu d'huile de sésame. Couvrir avec du dashi, le bouillon de bonite et d'algue très populaire dans la cuisine japonaise, et mijoter 10-15 minutes. Ajouter des tranches de poireaux. Retirer du feu et ajouter de la pâte de miso, environ une cuillère à soupe pour une ou deux personnes.

Le hamburg, à ne pas confondre avec le "hamburger", est à peu près le "hamburger steak" bien connu en Amérique du Nord.

Faire revenir un petit oignon coupé en tout petits cubes et laisser refroidir. Dans un bol, mélanger l'oignon avec cinq cent grammes de boeuf haché, un oeuf cru, des miettes de pain trempées dans un peu de lait, de la muscade, du sel et du poivre. Mélanger bien en poussant avec la paume de la main. Faire des croquettes en lançant la viande de la main droite à la main gauche deux ou trois fois pour faire sortir l'air. Faire griller à feu vif dans une poêle huilée. Quand la viande est grillée réduire le feu, couvrir et laisser bien cuire. Servir avec une sauce faite avec le fond de cuisson, du ketchup et de la sauce worchester. En accompagnement, on fait cuire des carottes avec un peu de sucre et des pommes de terres bouillies et salées.

Bien sûr le nikujaga, ou ce que les japonais peuvent faire avec la viande que leurs ancêtres ne mangeaient pas et les pommes de terre venues d'Amérique.

Couper quelques pommes de terre et un oignon en tranches épaisses. Les faire revenir dans un peu d'huile, une dizaine de minutes, avec deux cent cinquante grammes de boeuf ou de porc tranché mince (dépendant de quelle partie du Japon vous venez). On peut aussi ajouter des carottes. Ajouter de l'eau pour couvrir et cuire jusqu'à ce que les pommes de terres soient tendres. Ajouter un peu de sucre, du mirin, du sake et de la sauce soya, dans cet ordre. Ensuite laisser réduire et épaissir la sauce. Ajuster une touche de sauce soya avant de servir.

Le shogayaki est un peu dans le même genre, mais on utilise du porc en tranches minces.

Optionnellement on peut faire mariner la viande pendant quelques minutes dans un mélange de sake et de jus de gingembre. Ensuite faite la revenir dans un peu d'huile, avec du sel et du poivre si vous voulez. Mélangez deux portions de sauce soya, une de sake et du gingembre râpé, avec un peu de mirin et de sucre, et ajoutez à la viande. On ajoute parfois aussi un peu d'huile de sésame. Cuire une ou deux minutes en mélangeant bien. Servir avec du choux émincé.

Si vous pouvez mettre la main sur un gobo, faites un kinpira.

Émincez trois partis de gobo, que vous aurez gratté, et une de carotte, que vous aurez pelée. Faites d'abord sauter le gobo, puis ajoutez les carottes, en brassant de temps en temps. Mélangez deux portions de sauce soya et une de sake, avec un peu de mirin et de sucre, et ajoutez aux légumes. Cuire jusqu'à reduction complète. Soupoudrez quelques graines de sésame au moment de servir.

N'oublions pas le kurimu shichu, ou "cream stew", dont la sauce vient dans un paquet, comme celle du kare...

Faire revenir dans un chaudron deux cent grammes de boeuf ou de porc tranché et un oignon moyen grossièrement émincé. Ajouter une carotte et deux pommes de terre coupées en morceaux. Les pommes de terre sont facultatives et on peut mettre plus de carottes. Couvrir d'eau et mijoter jusqu'à ce que les légumes soient tendres. Ajouter 250 ml environ de lait et le "roux" acheté à l'épicerie. Saler et poivrer. Laisser cuire et épaissir avant de servir avec du riz blanc. On mange avec une cuillère.

La recette du kare est à peu près la même, mais on utilise du porc ou du poulet, et on remplace le lait par de l'eau.

Et enfin le doria, dans la famille du guratan, ou gratin, mais Japon oblige, c'est du riz.

Faire revenir des morceaux de poulet, des oignons coupés en morceaux et du riz cuit. Mettre dans un ramequin. Couvrir de sauce béchamel. Saler et poivrer. Couvrir de fromage et gratiner. On peut aussi mettre simplement le riz, sans poulet ni légumes, et y mettre quelques crevettes cuites à l'eau avant de couvrir de sauce. On mange avec une cuillère.



La plupart de ces plats se vendent préparés, soit dans un paquet, comme le tonshiru, ou prêts à réchauffer, comme le doria. On les trouve dans les restaurants familiaux, les combini ou les épiceries. Ainsi même si vous voyagez et ne pouvez pas cuisiner, vous n'aurez pas à vous priver de ces spécialités.




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