Certains de ces restaurants peuvent être assez chers. Mais dans l'ensemble, ils ont un excellent rapport qualité-prix. Trois astérisques après le nom *** signalent un endroit particulièrement recommandable, une découverte à faire. |
Que ce soit le kaiseki le plus traditionnel ou l'izakaya où amener vos amis de passage, l'expérience japonaise passe souvent par la nourriture. Dans la masse incroyable de restaurants qui s'offrent à vous, certains sont plus typiques ou plus amusants. La nourriture y est peut-être meilleure et un peu moins chère qu'ailleurs... De toute façon, quelle que soit la raison, je vous encourage à essayer ces endroits qui m'ont plu, ou qui m'ont été recommandé. J'ai voulu faire une liste - un petit guide pour quand l'envie irrésistible de manger quelque chose vous prend - mais en essayant d'éviter les incontournables - tâche difficile - les restos qui sont partout, dont tout le monde parle, qui sont intéressants, mais que vous trouverez facilement ailleurs. |
Okanjo o onegaishimasu est la façon de demander l'addition. Elle peut être salée... |
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La cuisine japonaise vient en plusieurs formes. Souvent les restaurants se spécialisent. Le kaiseki est la haute-cuisine japonaise, et le prix est en conséquence. Le sushi, le tempura et les kushiage sont aussi assez prestigieux et plutôt chers. Le tonkatsu, les yakitori et les teppanyaki mono sont plus raisonnables de prix, faciles à manger pour les gens n'aimant pas trop l'exotisme, et savoureux. Kaiseki
Sushi
Il y a un peu partout des poissons que je n'ai jamais vu à l'extérieur du Japon, comme l'aji, l'iwashi, le sayori, le kohada, le suzuki ou le kajiki, que l'on peut essayer. Tonkatsu, yakitori et kushiage
Nezu no Jimpachi ***, à Nezu, est un izakaya traditionnel dans une toute petite maison à un seul étage. La nourriture y est excellente et pas trop chère. L'athmosphère y est très agréable et la petite sélection de nihonshu et de shochu très intéressante. Sortez à la station Nezu de la ligne de métro Chiyoda. Tournez à gauche, puis à droite à la première rue. Vous allez traverser la rue. Marchez une rue vers l'est et tournez à gauche. Nezu no Jimpachi est à droite. C'est fermé le jeudi. Obana à Minami-Senju est spécialisé dans l'anguille grillée, mais offre aussi des donburi au faisan et du sashimi de carpe. (03 3801-4670) Prenez la sortie sud de la gare de Minami-Senju (ligne Hibiya). Traversez la rue et tournez à droite sous les rails, puis à gauche sur la première rue. Obana est à droite après environ 100 mètres. Kosoan est un café de Jiyugaoka. Il est dans une maison traditionnelle, avec des tatami et un jardin. On peut même y boire du matcha. En sortant de la gare de Jiyugaoka (ligne Toyoko de la compagnie Tokyu) du côté de la plaza, prenez la rue au fond à droite et suivez-la jusqu'au sommet de la côte, là où il y a de grands arbres. Kosoan est sur la droite. (03-3718-4203) À Tsukishima, sur la rue commerciale principale, se trouve le paradis du monjia yaki, une spécialité de Tokyo, qui s'apparente un peu à l'okonomiyaki, spécialité de Osaka et de Hiroshima, que l'on peut aussi déguster sur place. Okame et Oshio sont deux bons restaurants. Il y a aussi d'excellents ramenya que je recommande. Ne manquez pas Musashi, Ichirokuya, Jangara Ramen et plusieurs autres qui sont sur la Yooshoku Au début de l'ère Meiji, toute une gamme de plats occidentaux et indiens ont envahi le Japon. Ils sont aujourd'hui passablement nipponisés, mais sont encore traditionnellement regroupés sous le nom de "cuisine étrangère". Ils comprennent le kare rice, le hayashi rice, le omurice et le spaghetti napolitain.
Il peut être intéressant de noter que le tempura, le nanbanzuke et le casutela, sont d'origine européenne et ont été intégrés à la cuisine nippone au dix-septième siècle, avec l'arrivée des portugais et des espagnols. Les spécialités étrangères - un goût d'Occident Vous avez profité de votre séjour au Japon pour fondre sur la cuisine japonaise comme l'ours affamé sur le saumon qui remonte la rivière. Vous avez exploré les méandres de la shojin ryori, de la kaga ryori, de la osechi ryori. Vous différenciez à l'odeur un okonomiyaki du Kansai d'un autre de Hiroshima. Vous cuisinez votre monjia yaki comme un chef et aucun oeil de poisson, aucun natto aussi gluant soit-il, aucun umeboshi, aussi sur puisse-t-il être, ne vous rebute plus. Puis, tout à coup, presque par surprise, c'est venu : vous avez envie de manger autre chose... Sautez dans le train... ou l'avion. Tokyo vous ouvre les bras! La cuisine française est partout. De la cuisine de bistro à Paul Bocuse, on peut tout trouver et l'échelle de prix tend à être au dessus de la moyenne. Chez les "ténors" attendez-vous à payer 10,000¥ et plus. Il y a cependant de nombreux petits restos qui offrent un menu dans les 2400 à 4000¥. C'est souvent très bon et on parle habituellement de trois ou quatre services sans le vin.
Si vous aimez les crêpes (ou galettes), au Japon c'est le plus souvent une collation sucrée, mais ces trois commerces sont tout à fait authentiques, et tout à fait recommendables.
Pour les huîtres crues - mais est-ce français ou américain - Grand Central Station Oyster Bar (dans Atre à Shinagawa et copie du restaurant new-yorkais) et Tokyo Oyster Bar (à Gotanda à peu près en face du Tokyo Design Center) vendent les petites bêtes dans leur coquille et elles ne sont pas données. Il semble qu'elles viennent généralement du Japon ou de la côte ouest de l'Amérique du nord. La cuisine italienne est encore plus partout que la cuisine française peut être partout. Elle est parfois passablement japonisée, comme les pâtes au mentaiko et au nori (c'est d'ailleurs bon), ou la pizza aux pommes de terres et au maïs, et parfois très authentique. L'échelle de prix est très vaste. Les japonais commandent souvent pasta, pizza et salade, et placent le tout au milieu de la table où chacun se sert. C'est la sainte trinité de la "cucina italiana a la gapponese". Pour sortir de ce qui finalement s'assimile à la restauration rapide, essayez :
Pour la cuisine allemande, je n'ai pas encore trouvé la perle rare. Je vous donne ces informations pour quand vous avez vraiment envie de manger allemand.
Pour ce qui est de la cuisine suisse, manger de la bonne fondue à bon prix est impossible, prévoyez 3 ou 4000¥.
La cuisine belge me semble fort négligée : il y a beaucoup de bière, mais peu de cuisine. Cependant Cafe Hoegaarden à Nishi-Shinjuku / Yoyogi (03-5388-5523) offre quelques spécialités, avec des pâtes. Si vous êtes dans ce coin, évitez Tanne, dont le service est excécrable et la nourriture incidemment plutôt allemande. Pour les amateurs de viande, les restaurants brésiliens offrent le churasco, ce festin de carnivore en manque, auquel on peut ajouter de la cachaça, et une petite salade pour nous donner bonne conscience. Barbacoa qui est à Aoyama est un bel exemple, mais un peu cher (6000¥, nourriture à volonté, breuvages en sus). La cuisine mexicaine se trouve, mais la version "tex-mex" est la plus facile à trouver. L'autre, l'originale, est plutôt discrète. La cuisine fusion : un fond de français, un brin de japonais, une touche de thaïlandais et un décor de magazine... C'est souvent bon, mais habituellement cher et branché. Tokyo recèle plein de ces restos au décor design et à l'athmosphère élitiste. Presque chaque semaine Metropolis, le magazine en anglais de la vie à Tokyo, en présente un et je vous recommande de prendre celui qui sera en vedette quand vous aurez une envie de ratatouille au wasabi et ramboutan. Pour la Pour les végétariens, Crayon House à Omote Sando est probablement la plus fameuse place où manger une cuisine végétarienne qui n'aurait pas l'air japonais. Canal Cafe est, comme son nom l'indique, un café sur le canal à Iidabashi. C'est un des endroits les plus agréables de Tokyo, si les petites bêtes à six pattes ne vous font pas peur. (03-3260-8068)
Les spécialités étrangères - un retour à l'Orient La cuisine chinoise est omniprésente et peut être très économique ou très chère. Il y a des spécialités différentes de celles que l'on peut connaître en Occident, comme le subuta (un porc aigre-doux), le ebichiri (des crevettes dans une sauce sucrée et piquante), le kanitama (du crabe cuit dans une sorte d'omelette, et servi dans une sauce aigre-douce), les gyoza (un genre de ravioli grillé), le mapodofu (un mélange de viande de boeuf hachée et de tofu dans une sauce épicée), les sanratanmen (une soupe aigre-douce sevie sur des nouilles), et plus encore.
La cuisine coréenne est courante. Sa forme la plus populaire est le yakiniku. On grille sur le charbon de bois, ou souvent maintenant sur une flamme au gaz, de fines tranches de viande, le plus souvent de boeuf, mais aussi de porc, des légumes, des saucisses, de la langue de boeuf, des abats... Mais certains restaurants offrent plutôt le ishiyaki bibimba, un riz grillant dans un bol de pierre chaud avec des garnitures. Généralement le "bibimbap" (un riz frit), les "reimen" (des nouilles froides), le "chijimi" (une espèce d'okonomiyaki), le "kuppa" (une soupe au poulet et au riz) et les kimchi sont aussi offerts, et il y a quelques dizaines d'autres plats qui me sont encore inconnus. Il y a un "Koreatown" à Okubo et un autre à Kawasaki (à l'est de la gare) où des dizaines de bons restaurants très authentiques s'offrent à vous.
La cuisine vietnamienne est un peu difficile à trouver et le classique incontournable, la splendeur du Mékong, la soupe tonkinoise, est plutôt rare et rarement bonne.
La cuisine thaïlandaise est facile à trouver. Elle est généralement égale à elle-même, c'est-à-dire généralement savoureuse.
Pour la cuisine turcque on parle avec beaucoup de bien, et avec raison, de Ankara à Dogenzaka, près de Shibuya. Tokyo Food Page recommande aussi Istambul à Shinjuku. La cuisine indienne est généralement bonne, mais je ne connais pas vraiment de restaurant qui sorte du rang, sauf peut-être Raj Palace à Shibuya (Hakuba Bldg, 4F), pour son copieux et bon buffet du midi à 1100¥, et Nataraj, à Ogikubo, qui sert un menu entièrement végétarien dont on dit beaucoup de bien. |