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Banzai!

ou partir en expédition dans la mégapole


À Tokyo, on peut voyager en métro ou en train. Il y a 13 lignes de métro. Elles appartiennent à deux compagnies distinctes et couvrent la ville, la banlieue et interfacent avec le train dans des centaines de gares. En parallèle, il y a 9 grandes compagnies de train dans la région de Tokyo. Eastern Japan Railway, plus communément appelée JR, la compagnie nationale, est la principale.

Pour prendre le métro, vous pouvez télécharger le plan du réseau en PDF. Pour ce qui est du train, voici la carte du réseau JR en PDF aussi.

Banzai!, expression popularisée par le cinéma américain, n'est pas tant le cri de guerre que nous imaginons qu'une expression signifiant "Puissiez-vous vivre dix-mille ans!" ou quelque chose comme ça.





Pour prendre le métro ou le train à Tokyo, ou dans n'importe quelle autre ville japonaise, les choses étant assez semblables de l'une à l'autre, il y a cinq choses que vous devrez savoir:

  • On achète d'abord un billet dans une machine distributrice. On doit savoir le montant à payer, qui varie en fonction de la distance parcourue. Pour connaître ce montant, on consulte une carte du réseau, affichée au mur, souvent exclusivement en japonais, et chaque station a la sienne.

    On met l'argent, on choisit le montant - il y a un bouton pour chaque montant possible - et on reçoit un billet. La machine accepte habituellement les billets et donne la monnaie.

  • Trop compliqué? Ne vous en faites pas. Achetez le billet le moins cher. À la sortie, il y a un contrôleur. Vous lui montrez votre billet et il vous dira, en japonais le plus souvent, à combien se monte la différence à payer...

  • Pour rejoindre les quais, vous devez passer une barrière. Insérez votre billet. Il vous est rendu et doit être conservé, car il est essentiel pour sortir de la station de destination.

  • Habituellement l'affichage, du moins les noms de stations, est bilingue - japonais et anglais - et il est assez aisé de reconnaître les stations.

  • Pour sortir, vous devez passer une autre barrière. Insérez votre billet. Si la montant payé est adéquat, votre billet ne vous sera pas rendu et vous pourrez passer. Sinon, le portillon se ferme, votre billet vous est rendu et vous devez aller voir le contrôleur.

Pour le train, dans une grande gare, il peut y avoir entre dix et vingt plate-formes; dans une petite deux ou plus. Habituellement chaque ligne a la sienne, mais il y a des trains express, qui ne s'arrêteront pas partout, ou des lignes secondaires, qui vont utiliser les mêmes plate-formes mais iront ailleurs, et une même ligne, dans une même direction, peut avoir plusieurs terminus. Trouver son train peut demander une certaine dose d'analyse. Il y a des plans, entre autre sur les panneaux d'horaire, mais dans le doute, le chef de plate-forme est la personne à questionner.

Dans le cas du métro les choses sont plus simples et il s'agit le plus souvent de simplement trouver dans quelle direction est notre destination. Mais certaines lignes de train privées sont affiliées à certaines lignes de métro, ce qui complique parfois les choses un peu, surtout au sujet de la tarification.

Mais généralement les différents réseaux de train et de métro permettent la correspondance entre eux, mais la tarification n'est pas unifiée et il faut repayer si on change de compagnie. Il faut donc planifier avec soin son trajet si on veut épargner quelque peu...

La ligne Yamanote, la ligne de train qui encercle le centre de Tokyo, non seulement est une promenade agréable - en dehors des heures de pointe - mais reste aussi ouverte plus tard que le métro. Sinon c'est le taxi et c'est cher.



Et l'autobus dans tout cela?

À Tokyo, il n'est pratiquement jamais utile de prendre l'autobus. D'abord parce que le métro et le train vont à peu près partout, ensuite parce qu'il est très difficile de trouver les itinéraires, qui sont beaucoup moins bien documentés que ceux des autres modes de transport.

Cependant, dans les plus petites villes, c'est souvent le seul moyen efficace et économique pour se déplacer.

Quand on a trouvé son itinéraire et son arrêt, ce qui n'est pas toujours une mince affaire - heureusement, les japonais aident volontier les étrangers - il n'y a que quatre choses que vous devez savoir:

  • Parfois on entre par la porte arrière et on descend par la porte avant et parfois c'est l'inverse...

  • Parfois, comme a Tokyo, la course a un prix fixe, mais parfois on paye en fonction de la distance parcourue. Le trajet est alors divisé en zones. Évidemment, le plus de zones parcourues et plus ça coute cher .

  • Quand le prix varie en fonction de la distance, on prend un coupon à l'entrée, habituellement à l'arrière, sur lequel est indiquée la zone dans laquelle nous avons embarqué. Un tableau à l'avant, au dessus du pare-brise, donne le prix courant à payer pour chaques zones parcourues. Tous les prix augmentent à chaque fois qu'on change de zone.

  • Habituellement, il y a une chute à côté du chauffeur et, à côté de celle-ci, une machine pour faire la monnaie. C'est là qu'on paye, en descendant.


Avez-vous dit taxi?

C'est cher. De plus, le prix varie en fonction de la taille du véhicule et entre la journée et la soirée. Occasionellement certains chauffeurs vont vous refuser, soit parce que ce n'est pas une course assez payante, soit parce qu'ils ne connaissent pas la destination et que vous ne parlez pas japonais.

Souvenez-vous que la plupart des rues n'ont pas de nom. Prévoyez un papier sur lequel est écrit, en japonais, l'adresse de votre destination. Idéalement vous devriez aussi avoir un plan décrivant comment s'y rendre. Et ceci vaut aussi pour retourner à votre hôtel!

On peut voir un signe dans le pare-brise du véhicule, en bas à droite, quand il est disponible. Contre toute attente il est rouge.

Autre détail amusant, les portes des taxis sont actionnées à distance par le chauffeur. Elles s'ouvrent à votre embarquement et se ferment quand vous débarquez. Ne les fermer pas vous même: le mécanisme est fragile et vous risquez de le briser. Croyez-moi c'est plus facile à dire qu'à faire, car nous avons développé des habitudes...




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